Les 4 types de revenus passifs

Les revenus passifs sont des revenus décorrélés de votre temps passé. C’est le graal de la liberté financière, car si vous arrivez à générer suffisamment de revenus passifs pour couvrir vos dépenses, vous êtes alors entièrement maître de votre temps (libre !).

Il existe énormément d’exemples de revenus passifs, mais tous rentrent dans les 4 catégories suivantes.

Immobilier

L’immobilier est sans doute le type de revenu passif le plus répandu. Quelques exemples :

  • location nue ou meublée
  • location saisonnière / location Airbnb
  • Colocation

Revenus financiers

Il s’agit la plupart du temps de revenus de portefeuille (dividendes), provenant des marchés boursiers.

  • Lending Club / Peer to peer lending platforms
  • High Yield Savings Accounts
  • ETF / index funds
  • Invest in real estate investment trusts (REITs)
  • Purchase high dividend stocks

Royalties

Il s’agit de tous les revenus liés à vos créations, et qui vous verse des droits d’auteur ou génère des revenus résiduels : livres ou ebooks, musique, logicels, etc…

  • Vente d’un logiciel / d’une application mobile
  • Création d’un cours / d’une formation en ligne
  • Vente d’un livre / d’un e-book
  • Création de vidéos Youtube
  • Vente de vos photos

Business Automatisés

Popularisés par le livre de Tim Ferris, La semaine de 4h, les « muses » sont la plupart du temps des sites eCommerce de niche.

 

Se constituer une épargne de précaution

Épargne de précaution

Avant de vous lancer dans tout projet d’investissement, il est indispensable de vous constituer une épargne de précaution.

Si vous souhaitez construire un capital de manière durable, il faut être capable de ne jamais y toucher, afin de bénéficier de la magie des intérêts composés et d’utiliser au mieux les avantages fiscaux. Or la vie réserve parfois des surprises et pour faire face à des imprévus ou anticiper des dépenses exceptionnelles, il est nécessaire de disposer d’une épargne sûre et accessible à tout moment.

Où conserver mon épargne de précaution ?

L’épargne de précaution doit respecter 2 critères :

  • Disponible : vous devez pouvoir faire un virement sur votre compte courant très rapidement
  • Sûre : pas ou peu de volatilité (vous ne choisissez généralement pas le moment ou vous en aurez besoin), faible risque

À ce titre, les livrets réglementés comme le livret A, le livret de développement durable (LDD), le livret d’épargne populaire (LEP) ou le compte d’épargne logement (CEL), ainsi que les livrets bancaires sont tout indiqués.

En revanche, leur rémunération est souvent faible, et protègent à peine (ou pas !) de l’inflation, c’est pourquoi il n’est pas optimal de mettre plus que nécessaire sur ces supports.

Quel doit-être le montant de mon épargne de précaution ?

Selon votre situation, il est généralement recommandé de conserver une épargne allant de 3 à 6 mois de revenus du foyer.

Par exemple, pour un couple sans enfant gagnant 4000€ / mois, une épargne de précaution de 20k€ (5 mois de revenus) paraît tout à fait raisonnable.

Combien dois-je épargner ?

Une fois l’objectif du montant de votre épargne de précaution fixé, vous pouvez vous fixer des règles de gestion assez simples, par exemple :

  • Si votre épargne est inférieur à votre objectif, rediriger tout le surplus mensuel vers l’épargne de précaution
  • Si l’objectif d’épargne est atteint, vous pourrez alors sereinement investir dans d’autres projets, ou épargner sur un compte différent pour un projet vacances par exemple.
  • Si vous devez réellement besoin de votre épargne à un moment, les investissements seront mis en pause le temps de reconstituer l’épargne

Bien entendu, cette stratégie est très conservatrice, mais elle vous permettra de dormir sur vos deux oreilles !

Je n’arrive pas à épargner !

Dans le cas où il vous faudrait des années pour constituer cette épargne de précaution, c’est sans doute que vous vivez au-dessus de vos moyens, ou bien que vous maîtrisez mal votre budget. Pour vous donner un point de référence, en épargnant 15% des vos revenus chaque mois, il faut 20 mois pour épargner 3 mois de revenus.

Les 10 niveaux de l’indépendance financière

Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter 10 niveaux de l’indépendance financière. Très souvent, les gens pensent que pour atteindre l’indépendance financière, il faut toucher beaucoup d’argent d’un coup, et devenir financièrement indépendant en une seule étape. En réalité, ce n’est pas comme ça qu’on y arrive. Il y a beaucoup de petites étapes à franchir. Je vous présente ici un découpage en 10 étapes, qui permet de rendre chaque étape plus accessible.

Niveau 1 : La faillite

Niveau 2: La dépendance financière

La plupart d’entre nous démarre à ce niveau. Nos parents s’occupent de tout et nous sommes dépendants: on ne gagne pas d’argent, mais on dépense le leur !

Niveau 3: À l’équilibre (peut payer ses factures)

Au début de votre vie professionnel, votre premier salaire suffit à payer vos dépenses courantes: le loyer, la nourriture, les factures d’eau et d’électricité etc…

Beaucoup de gens peuvent passer toute leur vie à ce niveau, car malgré un salaire de plus en plus important, leur niveau de vie augmente, ils achètent une plus grosse voiture, une plus grande maison, et le salaire se retrouve entièrement dépensé.

Niveau 4: Plus de crédit à la consommation (cartes de crédit, prêt personnel ou crédit auto)

Si vous n’avez plus de crédit à la consommation, alors vous êtes au niveau 4. Félicitations, vous êtes déjà à un niveau supérieur à la majeure partie de la population !

Niveau 5: Plus de crédit étudiant

Si vous avez fait de longues études, vous vous êtes peut être endetté pour payer vos années de formation. Si vous aviez des parents riches qui ont soutenu votre dépendance, un petit boulot pour payer vos années d’études ou bien que vous avez enfin remboursé tout votre crédit étudiant, alors vous êtes au niveau 5.

Niveau 6: Plus de crédit immobilier

Atteindre ce niveau demande généralement plus d’effort ! Imaginez ne plus avoir le remboursement de votre résidence principale à charge sur votre budget.

Si vous n’avez pas remboursé entièrement votre crédit, mais que vous disposer de plus d’épargne que le capital restant dû, vous êtes également au niveau 6. Cependant, il n’est pas toujours préférable de rembourser le crédit, notamment si le rendement de vos placements financiers est supérieur au taux de crédit, ou si vous souhaitez garder du cash pour investir dans de nouvelles opportunités, ou tout simplement en tant que matelas de sécurité en cas de coup dur.

Niveau 7: Accumulation

Si vous n’avez plus du tout de crédit, et que vous travaillez toujours, alors vous êtes au niveau 7. Vous accumulez alors de la richesse à un niveau alarmant et tout le surplus par rapport à vos dépenses courantes part en épargne ou en investissement.

Vous n’êtes pas encore indépendant financièrement, mais les actifs dont vous disposez commencent à rapporter. Votre valeur net progresse régulièrement.

Niveau 8: Sécurité financière (paye toutes les dépenses courantes)

Si les revenus de vos placements couvrent l’ensemble de vos dépenses courantes (nourriture, logement, factures, assurances, vêtements, voiture, etc…), alors vous avez atteint la sécurité financière.

Niveau 9: Indépendance financière (soutient votre niveau de vie actuel)

À ce niveau, les revenus de vos investissements couvrent l’ensemble de vos dépenses. Y compris: sorties, loisirs et vacances !

Niveau 10: Liberté financière absolue

Au niveau 10, vous avez tellement d’argent, que les revenus du capital couvrent l’intégralité de votre niveau de vie actuel plus un surplus.

La question devient alors: qu’allez-vous faire de ce surplus ? Faire des donations tous les mois ? Démarrer un nouveau projet, une nouvelle entreprise ? Lancer une fondation ?

 

Attention ! Ces niveaux sont inventés pour vous situer sur le chemin de l’indépendance financière, et définir votre prochaine étape. La réalité est souvent plus complexe :

  • l’ordre de remboursement de vos crédits peut s’effectuer dans un ordre différent de celui présenté
  • si vous êtes très mobile, vous pouvez décider de ne pas devenir propriétaire de votre résidence principale, et sauter complètement l’étape 6

 

J’espère que ces étapes vous encouragerons à réfléchir à vos prochains objectifs, et que cela les rendra plus accessibles ! N’oubliez pas qu’il n’existe pas de plan valable pour tout le monde, mais que sans plan, vous n’atteindrez pas vos objectifs.

 

Cet article est inspiré d’une vidéo réalisé par BeatTheBush, Youtubbeur américain. Retrouvez sa vidéo ici.

Combien coûte une heure de votre vie ?

Combien seriez-vous prêt à payer pour gagner une heure de votre temps ? Si vous ne savez pas répondre à cette question, vous vous privez d’un outil extrêmement puissant au quotidien sur l’allocation de votre temps.

Une fois calculé, ce montant peut simplifier votre réflexion d’achat ou de sous-traitance (dois-je payer un comptable ? combien suis-je prêt à payer pour ce service ? etc…)

Comment calculer votre profit sur temps investi ?

Le calcul est extrêmement simple en principe :

Profit sur temps investi = Revenu / Nombre d’heures investies

Attention : Il faut bien distinguer le montant brut, du montant net, et même du montant net net (c’est à dire après impôts sur le revenu) pour pouvoir comparer différents projets entre eux !

Par exemple, pour les personnes au SMIC, le montant brut est défini par décret du gouvernement à 9,88€ / heure (en 2018), soit 7,61 € net / heure.

Autre exemple, pour un salarié cadre à 60k€ brut / an sur 12 mois, cela nous donne 32.96€ brut / heure, et 24.72€ net / heure. (vous pouvez utiliser le calculateur suivant si vous êtes salarié)

Le calcul net net n’est lui pas généralisable, car il dépend du montant de votre impôt, et donc de l’ensemble des revenus de votre foyer et de votre situation fiscale. Cependant, je vous incite très fortement à faire le calcul, car c’est ce montant net net (l’argent que vous avez réellement à votre disposition) que vous pourrez comparer à vos dépenses personnelles !

Comment le calculer si vous n’échangez pas votre temps contre de l’argent ?

Dans le cas où vous n’êtes pas salarié, si vous avez des revenus complémentaires ou bien pour des projets entrepreneuriaux, le calcul n’est pas aussi simple.

Vous devez prendre en compte l’ensemble des revenus, des impôts, et du temps passé pour avoir un chiffre précis.

Si par exemple vous revendez votre entreprise, vous ne pourrez le connaître qu’une fois le montant de la vente connu.

Dans le cas d’un livre ou bien d’un eBook sur lequel vous touchez des droits d’auteurs, il faudra alors calculer la « Lifetime-Value » (LTV), c’est à dire la somme des revenus générés sur toute la durée de vente.

Le facteur psychologique

Une fois ce montant calculé, il est intéressant de s’interroger sur nos biais psychologiques, et d’identifier les points où nous n’agissons pas de manière rationnelle.

Pour vous aidez, voici quelques exemples de questions à vous poser :

  • Quel salaire seriez-vous prêt à accepter pour un temps partiel à 80% ?
  • Combien seriez-vous prêt à payer pour une heure de ménage ? de travaux ?
  • 1h30 de transport en commun pour 1,90€ ou bien 30min de taxi pour 25€ ?
  • etc…

Maintenant, comparez ces choix à votre profit. Je vous laisse maître de l’interprétation des écarts que vous pourrez constater, mais les conclusions que vous pourrez en tirer devraient tomber dans l’un de ces deux cas :

  • Est-ce que je ne pourrais pas déléguer cette tâche / faire cet achat pour me concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée ?
  • À l’inverse, est-ce que je ne pourrais pas faire cette tâche / ne pas faire cet achat pour économiser de l’argent ?

Les facteurs compétence et apprentissage

À ne pas oublier: Certaines activités que vous faites ou que vous déléguez ont une valeur supplémentaire à leur réalisation !

Souvenez-vous qu’une des règles de la liberté financière est l’investissement en vous et vos connaissances ! Apprendre à effectuer une tâche, même si ce n’est pas rentable en terme de temps, peut se révéler à la longue beaucoup plus intéressant que de ne jamais la faire, et de ne pas apprendre. Pour cette raison, il peut parfois être préférable de ne pas tout déléguer trop tôt…

À l’inverse, certaines tâches nécessitent expérience et expertise (comptabilité, plomberie, électricité, etc…), même si ce n’est pas toujours visible dans le résultat. Par exemple, considérez un comptable dans une entreprise, à jour des nouvelles lois, et pro-actif sur les moyens de gérer les amortissements ou les réductions fiscales, par rapport à un entrepreneur qui ferait sa comptabilité lui-même. Les risques encourus à réaliser une tâche pour laquelle vous n’êtes pas expert sont donc également à prendre en compte !

Synthèse

En tant qu’investisseur ou entrepreneur, l’allocation de votre temps est critique. Comme pour un investissement financier, vous pouvez faire effet de levier sur votre temps grâce à la délégation. Connaître votre profit net sur temps investi peut simplifier votre prise de décision.

Et vous, qu’allez vous changer ? N’hésitez pas à proposer vos idées de changement dans les commentaires ci-dessous !

Pour aller plus loin sur le sujet, je vous recommande la lecture de ces deux excellents livres : Tim Ferris, La semaine de 4h et Michael E. Gerber, E-myth : le mythe de l’entrepreneur revisité.